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Biomasse : la première source d’énergie renouvelable de notre pays

01 juillet 2013

Le syndicat des énergies renouvelables (SER) et France Biomasse Énergie (FBE) ont organisé les 25 et 26 juin dernier le troisième colloque National Biomasse. A cette occasion, 350 participants se sont rassemblés pour  faire un point sur le potentiel, les réussites des acteurs, et les leviers de développement à mettre en œuvre pour atteindre les objectifs 2020 fixés à la biomasse : 60 % du mix renouvelable français. Bois énergie et biocombustibles, biogaz, biocarburants ou encore cogénération, la filière biomasse offre de nombreuses solutions pour à la fois réaliser des économies d’énergie et réduire nos émissions de CO².

Les objectifs de la France concernant l’utilisation des biomasses dans notre mix énergétique sont réalisables, mais pour les atteindre, la biomasse doit bénéficier d’une politique de soutien, pérenne et claire, afin de permettre aux professionnels de la filière d’investir sereinement dans leurs appareils productifs. « La biomasse, au sens large c’est-à-dire en intégrant le biogaz et les biocarburants, permettra d'orienter la France dans le sens d'une lutte contre le réchauffement climatique. (…) Car la biomasse est une énergie consensuelle dans le débat. Tout le monde pense que la filière bois doit être revalorisée  », déclare Jean-Louis Bal, le président du Syndicat des Energies Renouvelables (SER).

La biomasse, petit rappel !

Le terme de « biomasse » regroupe toutes les matières organiques qui peuvent dégager de l’énergie soit par combustion directe ou suite à une étape de transformation. La biomasse représente donc aussi bien la fraction biodégradable des déchets industriels ou agricoles que le bois issu directement de la forêt.

Habituellement, les ressources en biomasse peuvent être classées en plusieurs catégories, selon leurs origines :

  • le bois, sous forme de bûches, granulés et plaquettes,
  • les sous-produits du bois qui recouvrent l’ensemble des déchets produits par l’exploitation forestière (branchage, écorces, sciures…), par les scieries (sciures, plaquettes…), par les industries de transformation du bois (menuiseries, fabricants de meubles, parquets) et par les fabricants de panneaux ainsi que les emballages tels que les palettes ;
  • les sous-produits de l’industrie tels les boues issues de la pâte à papier (liqueur noire) et les déchets des industries agroalimentaires (marcs de raisin et de café, pulpes et pépins de raisin etc.) ;
  • les produits issus de l’agriculture traditionnelle (céréales, oléagineux), résidus tels que la paille, la bagasse (résidus ligneux de la canne à sucre) et les nouvelles plantations à vocation énergétique telles que les taillis à courte rotation (saules, miscanthus, etc.) ;
  • les sous-produits organiques tels que les déchets urbains comprenant les boues d’épuration, les ordures ménagères, et les déchets en provenance de l’agriculture tels que les effluents agricoles.


Bois énergie et biocombustibles

Le bois énergie et les biocombustibles utilisés pour le chauffage collectif, industriel ou domestique représentait en 2010 presque la moitié des énergies renouvelables produites en France. La France dispose d’un gisement énergétique très important. La forêt couvre 28% de notre territoire et nous ne consommons que 60% de ce qui pousse chaque année. Pensez au bois pour vous chauffer.

Biogaz

« Le biogaz a un potentiel important, via la méthanisation qui fournirait des revenus supplémentaires à nos agriculteurs », expose Jean-Louis Bal. Mais la situation n'est pas encore idéale estime Sébastien Couzy, fondateur de Methaneo : « La filière est dans une situation compliquée : il y a beaucoup de projets, beaucoup de textes, beaucoup d'annonces mais peu de réalisations au final : il faut transformer l'essai ! Une structuration de la filière et un choc de simplification sont nécessaires, notamment au point de vue administratif ». Sébastien Couzy considère également que les tarifs d'achat de gaz sont encore trop faibles pour que les projets soient rentables.

A l’occasion du colloque, Delphine BATHO, Ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie est revenue sur le plan « énergie méthanisation autonomie azote » en rappelant l’objectif du gouvernement - 1 000 méthaniseurs en 2020 -, essentiellement issus du secteur agricole, et s’est dite prête à aller plus loin sur la question des digestats, pour lesquels il n’existe pas de normalisation aujourd’hui.

Biocarburant

Une vraie alternative aux carburants fossiles, le biocarburant est un carburant produit à partir de matériaux organiques non fossiles, provenant de la biomasse. Les deux grandes filières de production des biocarburants sont la filière essence (éthanol et ETBE -éthyl tertio butyl éther-) issue de produits agricoles et la filière gazole fabriqués à partir d’huiles végétales, de graisses animales ou d’huiles usagées recyclées. D'autres biocarburants dits de « deuxième et troisième générations » se développent également. Les premiers sont issus de matières premières non alimentaires, comme la paille et le bois et les seconds, appelée aussi « algocarburants » sont produits à partir d’algues.

La France fait partie des principaux pays en Europe pour les biocarburants. Elle est le quatrième producteur mondial, avec plus de 3 millions de tonnes de biocarburants en 2011 (environ 5 % de la production totale), derrière les États Unis, le Brésil et l’Allemagne.

Cogénération

Ce procédé, qui consiste à produire simultanément deux énergies différentes dans le même processus, généralement de l’électricité et de la chaleur, est un atout dont on ne pourra pas se passer pour atteindre les objectifs fixés par la France en termes d’énergies renouvelables. « Il faut développer la cogénération biomasse en revenant à un tarif suffisant », déclare le président du SER. Un avis partagé par Messaoud Benfaid et Pierre de Montlivault, de Dalkia : « On ne pourra pas se passer de la biomasse, une énergie considérable, pour tenir tous les objectifs. Mais pour la cogénération, l'objectif des 2.400 MW est trop ambitieux. Il faudrait le diviser par deux et privilégier les projets de taille 'humaine', c’est-à-dire dont la puissance est comprise en 3 et 12 MW. Pour cela il faut revaloriser le tarif d'obligation d'achat de 10 % afin de les rendre compétitives ».

La filière biomasse offre donc de belles perspectives d’avenir à condition que le gouvernement accentue ses efforts et son soutien, en mettant en place une politique claire, cohérente et sur le long terme.


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