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Actualités durable

La biodiversité : un enjeu essentiel du développement durable

14 avril 2014

Comprendre l’importance de biodiversité et la protéger, n’est-ce pas finalement comprendre qui nous sommes ? Notre développement, si nous le souhaitons durable, est lié à la préservation de notre environnement et de nos écosystèmes. Dans le contexte actuel de réchauffement climatique, la protection de la biodiversité devient un enjeu mondial qui devrait changer profondément notre rapport avec la Terre.

Apparue dans les années 80, le terme « biodiversité » est défini dans l’article 2 du traité international sur la diversité biologique, adopté lors du sommet de la Terre à Rio de Janeiro en 1992, comme la « variabilité des organismes vivants de toute origine y compris, entre autres, les écosystèmes terrestres, marins et autres écosystèmes aquatiques et les complexes écologiques dont ils font partie ; cela comprend la diversité au sein des espèces et entre espèces ainsi que celle des écosystèmes. » En clair, la biodiversité désigne la variété et la variabilité du monde vivant sous toutes ses formes. Elle étudie l’interaction entre les organismes vivants, les écosystèmes et leurs environnements.

Préserver la biodiversité, c’est préserver notre avenir

La protection de la biodiversité est depuis 1992 reconnue comme une préoccupation commune à l’humanité. La notion de développement durable, qui découle directement de cette préoccupation, a pour objectif de préserver la biodiversité, en nous faisant prendre conscience d’une part, de l’impact de nos actes sur notre environnement, et d’autre part de l’importance de la diversité (génétique, des espèces et des écosystèmes) pour assurer notre survie sur cette planète. Source d’innovations et d’emplois, la biodiversité joue un rôle prédominant dans notre vie au quotidien et sur l’économie mondiale.

Les bénéfices de la biodiversité

La biodiversité intervient dans de multiples activités humaines. Alimentation, médecine, élevage, textiles, cosmétiques, pharmaceutique…, des pans entiers de notre économie dépendent de la biodiversité. A l’échelle internationale, presque 50% des médicaments seraient issus des ressources génétiques, et l’industrie agroalimentaire repose quasi exclusivement sur les ressources biologiques. En France, en 2011 le secteur de la biodiversité, de la nature et des paysages regroupait 13800 emplois et les activités liées à la restauration ou la création de milieux naturels, a permis la création d’un réseau de plus de 150 petites et moyennes entreprises et l’investissement de grandes entreprises dans ce secteur.

Les services écosystémiques

Cette notion introduite dans le projet de loi sur la biodiversité proposé fin mars par Philippe Martin, ex-ministre de l’écologie, permet d’évaluer financièrement les services rendus par les écosystèmes. Le bénéfice des prairies, qui représentent un élément clé du paysage agricole français, fournissant une gamme variée de services écosystémiques (alimentation des ruminants, régulation climatique, régulation de la qualité de l’eau), est évalué entre 1 100 à 4 600€ par hectare et par an. Les services produits par les zones humides (marais, tourbières, prairies humides, lagunes, lacs, étangs…) notamment en termes de rétention des crues, de purification de l’eau et de régulation du climat, sont évalués de 1 000 à 7 000€ par hectare et par an. Les forêts, leurs bénéfices sont estimés à 5 fois la valeur du bois qu’elles produisent. Les récifs coralliens, les mangroves et autre herbiers, symboles de la biodiversité d’outre-mer, représentent les 2 /3 de la valeur des services qui permettent de réduire les dommages créés par les aléas climatiques. Le service rendu par les insectes pollinisateurs contribue à hauteur de 8,6 % de la valeur marchande de la production agricole destinée à l’alimentation humaine en France.

L’impact de l’homme sur la biodiversité

Au cours de ces 50 dernières années, les différentes instances internationales estiment qu’environ 60% des milieux naturels ont été dégradés. Urbanisation croissante et disparition des habitâts naturels (forêts, récifs coralliens,…), développement des infrastructures de transport, surexploitation des ressources naturelles, chasse, pêche intensive, pollutions industrielles et agricoles, trafics d’espèces et introduction d’espèces invasives,…les raisons ne manquent pas et les prévisions sont alarmantes. Devant cette dégradation exponentielle de nos écosystèmes, la préservation de la biodiversité est devenue ces dernières années un enjeu planétaire.

La conférence mondiale sur la biodiversité de Nagoya en 2010

Cette conférence organisé au Japon le 29 octobre 2010, a permis la mise en place du Protocole de Nagoya sur l’accès et la partage des avantages liés aux ressources génétiques (APA). Signé par 110 pays dont la France, l'objectif du Protocole de Nagoya est de permettre le partage juste et équitable des avantages découlant de l'utilisation des ressources génétiques (l'un des trois objectifs de la Convention sur la diversité biologique de 1992). En ce sens, il vise à lutter contre la biopiraterie : l'appropriation illégitime des ressources génétiques et des connaissances traditionnelles autochtones qui peuvent y être associées.

Biodiversité et ressources génétiques : stop à la « biopiraterie »

Protéger la biodiversité, c’est protéger notre patrimoine génétique et sa diversité. Le partage juste et équitable des avantages découlant de l'exploitation des ressources génétiques est un élément essentiel pour préserver la biodiversité et pour permettre aux populations locales de profiter de leurs ressources naturelles. Découvrir les usages que les populations locales font des plantes et des fleurs, extraire le principe actif des végétaux en laboratoire (molécules possédant les vêtues thérapeutiques ou cosmétiques) et déposer un brevet sur cette molécule, voici comment l’industrie pharmaceutique s’approprie une ressource librement disponible dans la nature et utilisée depuis des générations par les populations locales.
A cause de ces pratiques de biopiraterie, certains industriels de la pharmacie, la cosmétique ou l’agriculture ont obtenu un droit exclusif sur les gènes des plantes et sur les modes d’utilisation de ces plantes. Conséquence, des populations entières, des agriculteurs se retrouvent aujourd’hui obligés de payer des droits aux propriétaires de ces brevets pour continuer de faire un usage traditionnel de leurs ressources.

En France, un projet de loi sur la biodiversité sera présenté au mois de juin

C’est donc Ségolène Royal, qui a succédé à Philipe Martin au poste de ministre de l’écologie et du développement durable, qui devrait présenter ce projet de loi sur la biodiversité au Parlement à la fin du mois de juin. 6 mesures phares seront proposées :

  • Mieux concilier activités humaines et biodiversité en appréhender la biodiversité comme une dynamique globale.
  • Créer l’Agence française pour la biodiversité : l’AFB aura pour objectifs de protéger et de promouvoir la biodiversité. Elle contribuera également à accroitre la connaissance et à en faciliter l’accès. Regroupement de plusieurs structures existantes (Office national de l’eau et des milieux aquatiques, Atelier technique des espaces naturels, Agence des aires marines protégées, établissement Parcs nationaux de France), elle apportera un soutien technique ou financier à l’ensemble des acteurs concernés, publics ou privés.
  • Le partage juste et équitable des avantages découlant de l'exploitation des ressources génétiques : une entreprise qui exploite une molécule dont elle tire ensuite un bénéfice (par exemple pour un médicament ou des cosmétiques), devra désormais le partager. Concrètement, une partie de ce bénéfice retournera au territoire qui a permis cette découverte. 
  • Créer des zones en mer ou dans les fleuves qui protègent le cycle biologique de certaines espèces de poissons. Frayères, couloirs de migrations… autant d’habitats indispensables à la vie et à la reproduction des espèces marines.
  • Concilier paysage et cadre de vie afin que les paysages soient mieux pris en compte dans les projets d’aménagements et de développements.
  • Lutter contre le trafic d’espèces protégées, considéré comme le 4ième trafic dans le monde derrière la drogue, la contrefaçon et le trafic d’êtres humains. Au programme, une multiplication par 10 des sanctions à l’encontre des trafiquants et une amélioration des échanges de données entre organismes compétents.

Dossier de presse : Projet de loi sur la Biodiversité - 26 mars 2014
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